Décembre 88 : Arthur H a 22 ans. En duo avec le contrebassiste anglais Brad Scott, il s’essaie pour trois jours devant le public de la Vieille Grille (60 places).
Il y restera un mois.


Février - Mars 89 : Paul Jothy, batteur, rejoint le groupe.
Le trio s’installe pour 30 représentations au Sentier des Halles (Paris).
Mars 90 : 2 concerts au Théâtre de la Ville (Paris), passage obligé pour une consécration scénique. La salle est comble et le succès éclatant.
Septembre 90 : Premier album Arthur H (production Com’NCH – distribution Polydor).
Janvier - Février 91 : Arthur H se produit pendant 5 semaines au Pigall’s à Paris.
Avril 91 : Dans le cadre de l’émission Pollen (France Inter) Arthur H donne un concert exceptionnel à l’Olympia avec une formation de 8 musiciens.
Novembre 91: Cool Jazz Remix (5 versions de "Cool Jazz" remixées par Dee Nasty, Alan Cross et Arthur H).
Avril 92 : Sortie du deuxième album, Bachibouzouk (Polydor).
Mai 92 : 3 concerts au Passage du Nord-Ouest, avec le Bachibouzouk Band.
Janvier - Février 93 : 6 semaines au Magic Mirrors, Parc de La Villette à Paris.
Un mois était prévu, une prolongation de 2 semaines a été nécessaire pour accueillir le public (12 000 personnes). Ce spectacle musical original dans une ambiance très chaleureuse a fait l’unanimité de la presse et du public.
Février 93 : Arthur H est la révélation masculine de l’année aux Victoires de la Musique.
Octobre 93 : sortie de l’album live En Chair et en Os (Polydor).

Jean-Michel Boris accueille Arthur H et le Bachibouzouk Band pour 2 concerts à L’Olympia.
Mars 94 : réalisation d’un documentaire de 26 minutes par Ken Higelin Arthur H au Magic Mirrors.
1995 : en cinq ans, Arthur H a vendu plus de 150 000 albums et donné plus de 700 concerts en France et à l’étranger. Il prend une année sabbatique qui se prolonge délicieusement.
Septembre 96 : sortie de l’album Trouble-Fête (Polydor).
Octobre à Décembre 96 : 40 concerts en France.
Janvier 97 : Arthur H se produit pendant 3 semaines au Théâtre du Gymnase.
Février à Avril 97 : tournée dans 8 pays d’Afrique de l’Ouest et au Canada.
Octobre 97 : Sortie d’un live, Fête Trouble, enregistré à Paris et en Afrique.
Clip "La lionne et l’éléphant" réalisé par Ken Higelin.
Octobre à Décembre 97 : tournée française.
Janvier 98 : tournée au Canada.
Printemps 1999 : Sortie de la bande originale du film Inséparables de Michel Couvelard qu’Arthur écrit, compose et interprète.
Septembre 2000 : sortie de l’album Pour Madame X (Polydor).
Mars - Décembre 2001 : Tournée "Pour Madame X" en France, Italie, Belgique, Laos, Thaïlande, Québec, Liban.
Février - Mars 2002 : Tournée Piano solo.
Juin 2002 : sortie de l’album Arthur H piano solo (Polydor). Premier album d’Arthur H enregistré seul en piano-voix et en public.
Mai 2003 : sortie de l’album Négresse blanche (Polydor).
Clip et court-métrage "La légion étrange", réalisés par Raphaël Frydman (sélection officielle du Festival National du Court Métrage de Clermont-Ferrand 2004).
Concerts aux Bouffes du Nord à Paris du 2 au 13 juillet 2003, puis tournée des festivals (dont les Vieilles Charrues) et plus de 50 dates en France, dont une Cigale à Paris, et une tournée de 10 dates au Canada en février 2004.
Septembre 2005 : sortie de son album Adieu Tristesse, contenant 3 duos avec –M-, Jacques Higelin et Feist (Polydor).
Clips "Est-ce que tu aimes ?" en duo avec –M- (Victoire de la Musique 2006 du Clip de l’Année) et "Ma dernière nuit à New York City" réalisés par Rodolphe Pauly.
27 Mars 2006 : Arthur H fête ses 40 ans à L’Olympia où il reçoit ses amis Jacques Higelin, -M-, Pauline Croze, Brad Scott et Maya Barsony.
De Septembre 2005 à l’automne 2006 : tournée française (1 Bataclan + 1 Olympia à Paris) et Festivals (Printemps de Bourges, Francofolies, Paléo festival de Nyon…) + Canada, Pologne, Liban…
2008 : L’homme du monde, Virage rock
L’homme du monde sort du Luna Park, image colorée d’un passé confus. « En sortant du Palais des glaces, ébloui par le soleil, je passe devant le train fantôme, ô mon Dieu comme j’ai eu peur, je sors du Luna Park ».
Qu’est-ce qu’il se passe quand on a clamé comme un imbécile heureux « Adieu Tristesse » ? Le soleil nous éclabousse-il de sang de pamplemousse ?
« Le soleil pleure des larmes de plaisir »; programme ambitieux, dur à tenir mais promesse d’un trajet excitant. « Sur l’autoroute, je suis une fusée qui file vers l’océan ».
Juste après la tournée d’Adieu Tristesse, peu avant la naissance de mon fils, événement joyeux parmi tous, je décide, poussé au cul par mon ami Nicolas Repac, d’aller plus loin dans ce que nous venons d’explorer sur scène. Groove poétique, funk atmosphérique, pétage de plomb organisé, chanson française hypnotique, disco Tomwaitsien, RnB à texte, échanger les étiquettes pour troubler le consommateur perdu dans la jungle de l’hypermarché musical, entretenir le doute, etc.
J’achète une guitare folk, je laisse mon beau piano Gaveau 1925 prendre la poussière. J’apprends quelques accords et je compose des chansons pour danser avec Madonna, pour célébrer la Goddess of Love et le retour de la Lady of Shanghai.
Des chansons simples, répétitives, colorées, rêvées pour être de petites bombes à retardement sur scène.
Un disque fait pour danser autant le vendredi et le samedi soir pour l’anniversaire de Chantal que dimanche matin en famille, danser en faisant la vaisselle ou en faisant l’amour, peu importe du moment que ça danse.
Dans ces temps de stress, de compression, de saturation, un désir de sortir de la nasse, d’éviter la longue plainte des insatisfactions multiples. Qu’est-ce que la crainte, la morosité et le pessimisme peuvent offrir au monde ? Comme beaucoup je cherche une sortie par le haut, ensoleillement progressif de l’existence, culte de l’énergie, etc.
Je trouve aussi, pour la première fois une musique et des textes dans l’air du temps « Donne-moi l’amour, donne-moi l’argent ! », « Sur les parkings des villes nouvelles, sur les aires d’arrêts des autoroutes ». Je réussis miraculeusement à caser deux slogans de l’UMP. Ce qui est la suite cohérente, logique, de ma chanson épopée « Le Général De Gaulle dans la Cinquième Dimension ».
Mon nom est Kevin B. et j’ai très beaucoup de chance, de vivre à une époque complexe et pleine de potentiels inédits, confuse et excitante. « Aime-toi comme le Crazy Horse aime ses danseuses, aime-moi comme la fortune sourit au milliardaire ». Gaffe à nos fesses, the lady is back ! « Mon fils a grandi, je me rappelle qui je suis, la magnifique, sublime, la grande Queen of China, la merveilleuse Lady of Shanghai City. » « Pluie de milliards pour les Golden Boys, milliards de cœurs solitaires dans le rock’n’roll, milliards de galaxies pour les SDF la nuit, milliards de milliards d’air pour nous dans l’atmosphère, c’est l’abondance. »
L’homme du monde : le disque
Ce disque est le rêve fantaisiste né de trois cerveaux, Jean Massicotte, Nicolas Repac et moi-même. Entre l’automne parisien et l’hiver nord-américain. Pluie de novembre sur la ville lumière et tempête de neige à répétition dans le Montréal de février et de mars… Nous avons traqué et fantasmé la chaleur dans les basses de Mike Clinton, les contrebasses de Jérôme Goldet, les batteries de Patrick Goraguer, les guitares et les samples de Nicolas Repac.
La quête d’un groove optimiste et moqueur. Rien de nouveau sous le Soleil, depuis 1925 la chanson française se nourrit de la musique noire. A travers l’influence des nouveaux producteurs américains tels que Timbaland ou d’autres, on voulait revitaliser à notre manière cet héritage.
L’homme du monde : the movie
Il y a deux ans, je croise Joseph Cahill, un jeune cinéaste américain qui navigue entre Prague, Paris et New York. Nous nous lions d’amitié, cultivons quelques projets excentriques. Joseph propose de tourner des mini-vidéos et le célèbre EPK qu’il transforme naturellement en UFO, objet non identifié.
Quand nous décidons d’aller faire une séance photo avec Laurent Seroussi en Camargue, juste avant mon départ à Montréal, Joseph saute sur l’occasion. Il y a la sphère lumineuse de Laurent, conçue pour la pochette, le paysage lunaire et sauvage de Boduc, les arènes d’Arles, tout le décor magique pour commencer nos aventures. Il y avait déjà, dans les mini-vidéos, l’apparition de quelques personnages liés aux chansons, le cow-boy mystique, la Lady of Shanghai, le Cosmonaute père et fils. Joseph écrit un synopsis, les acteurs du disque prennent vie, sortent des chansons et racontent leur histoire.
Le film est une prolongation du disque, les créatures d’Arthur existent sans leur créateur. L’Homme du Monde, voyageur dans l’espace-temps, en repos dans un hôpital psychiatrique, après un choc émotionnel, tente de raconter à un docteur ès folie l’origine de ses errances. Comment son père, Jack Flash, fameux cosmonaute, rencontra sa mère, la Lady of Shanghai, leur passion, la fin tragique de leur amour, la naissance et la libération finale de l’Homme du Monde à travers la révélation de la musique.