
Beck est né et a grandi à Los Angeles. Adolescent il a commencé à jouer de la guitare acoustique, inspiré au départ par le folk américain et le delta blues. Mais, c'est en s'installant à New York qu'il a découvert la scène anti-folk d'East Village et trouvé sa véritable vocation. Cette scène lui a permit de réaliser que dans le domaine musical, il n'y a pas de restrictions. C'est cette découverte qui lui a ouvert la voie vers son style actuel.




Les première scènes de Beck à L.A. remontent au début des années 90. Il joue alors aussi souvent qu'il le peut dans des bars avec des amis. En 1991, il rencontre Karl Stephenson, alors tout jeune producteur de hip hop. Ensemble, ils commencent à enregistrer des titres qui composent
Mellow Gold. Eté 93, le single "Looser" sort à 500 exemplaires sur le label indépendant Bongload Records. Sans promotion, le titre envahit les ondes radios. Au départ, Beck a refusé de signer avec qui que ce soit. Mais, après s'être assuré de conserver sa totale liberté artistique, il signe avec Geffen et c'est ainsi que
Mellow Gold voit le jour.
Depuis la sortie de cet album, Beck n'a pas eu un moment de répit. Enchaînant des tournées en Europe, Australie, au Japon et aux USA. Malgré son emploi du temps surchargé il parvient à sortir deux autres albums sur des labels indépendants :
Stereopathetic Soulnature, une anthologie de ses premiers enregistrements et
One Foot In The Grave, un album très influencé par la musique folk.
En 1996, sort Odelay, son deuxième album sur Geffen Records. Cet opus, produit par lui et les Dust Brothers (producteurs d'albums des Beastie Boys et d'autres groupes hip hop influents), reçoit un accueil dithyrambique et se retrouve dans le Top 5 des meilleurs albums de l'année. Beck, se voit quant à lui, consacré "meilleur artiste de l'année 97" par de nombreux médias, et ce, dans le monde entier. Des artistes prestigieux tels que Air en France ou Noel Gallagher d'Oasis lui rendent hommage en remixant certains de ses titres. Mais Beck ne s'arrête pas là. Repartant sur les routes, il se remet au travail et enregistre en 98 sous la houlette du producteur Nigel Godrich (producteur du
OK Computer de Radiohead) un album dans des conditions live/studio. L'album Mutations décrit par l'artiste comme du "space-age folk rock" est une fois de plus, encensé par les médias. Il nous dévoile une nouvelle facette de l'artiste : Beck, n'est pas qu'un bidouilleur de génie; il est également l'un des songwritters américains les plus doués de sa génération.

Artiste aux talents multiples, Beck expose ses ¿uvres en 1998 à New York aux côtés de celles de son grand père Al Hansen, artiste Avant Garde allemand. Cette exposition/performance du nom de "Playing with Matches" fait parler d'elle dans plusieurs pays.
En 1999, Beck rentre à nouveau en studio. Le résultat : Midnite Vultures un nouvel album écrit, composé et produit par lui-même. Cette fois-ci, Beck revisite tous ces standards de funk version Minneapolis et invite ses copains Johnny Marr et Beth Orton pour des duos très perso. Beck est toujours là où on ne l'attend pas ! C'est ce qui fait sa force et son talent ! Pour preuve le premier single, "Sexx laws" donne le ton : faut que ça groove baby. On en redemande !