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CHUCK BERRY
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Sa biographie
Chuck naît Charles Edward Berry le 18 octobre 1926. Il est élevé à Saint-Louis, Missouri. Il est mis en maison de redressement puis, reconnu coupable d'un vol à main armée, envoyé pour trois ans dans une autre institution. Chanteur et guitariste, il se produit régulièrement en clubs tout en suivant des études de cosmétologie. En 1948, il épouse Themetta et participe au Johnnie Johnson Trio : Johnnie Johnson (piano), Chuck Berry (guitare) et Ebby Harding (batterie). Il joue le soir, travaille comme coiffeur le jour.
L'ayant entendu au Cosmopolitan de Saint-Louis, Muddy Waters présente Chuck Berry à Leonard Chess qui l'engage. "Maybellene", basé sur la mélodie country "Ida Red", est enregistré en mai 1955, à Chicago, aux studios Chess, avec Johnnie Johnson ainsi que Willie Dixon (contrebasse). tempo enlevé, technique, feeling et son blues / R&B, influence country... le style Berry, génial, est déjà présent. Le simple atteint la 5e position du magazine professionnel américain Billboard qui proclame Berry « Espoir de l'année ». Promesse tenue avec "Roll Over Beethoven" (1956). Chuck apparaît dans le film Rock Rock Rock au cours duquel il interprète "You Can't Catch Me".
Il achète un vaste terrain à l'ouest de Saint-Louis et y bâtira Berry Park. Malin, Chuck n'hésite pas à viser directement ceux qui achètent les disques (le cœur de cible), les adolescents, comme en témoigne "Schooldays" qui leur parle de ce qu'ils connaissent bien, l'école. Succès (3e). "Oh Baby Doll" est enregistré avec Lafayette Leake (piano), Willie Dixon (contrebasse) et Fred Below (batterie) - une équipe de rêve ! Le cinéma fait de nouveau appel à Chuck pour Mr. Rock And Roll dont la vedette est l'animateur de radio Alan Freed, dont l'appui a été déterminant dans le triomphe de l'artiste. Chuck crée un hymne à la musique dont il est l'un des rois, "Rock And Roll Music" (8e). Toujours en direction du public jeune, il écrit le magnifique "Sweet Little Sixteen" (2e). "Johnny B. Goode", quoique un peu moins bien classé (8e) est appelé à devenir un véritable standard, repris par des milliers d'interprètes.
Bert Stern tourne Jazz on a Summer's Day, documentaire sur le Festival de jazz de Newport ; on y voit Chuck jouant "Sweet Little Sixteen" ; séquence que réutilisera Wim Wenders dans Alice dans les villes. Au même niveau que Jerry Leiber & Mike Stoller, Bob Dylan, John Lennon et quelques autres ; jamais à court d'inspiration, Berry s'impose comme l'un des plus grands poètes du rock grâce à : "Beautiful Delilah", "Carol", "Jo Jo Gunn", "Sweet Little Rock'n'Roller", "Run Rudolph Run", "Almost Grown", etc.
Dans le long métrage Go Johnny Go, outre un rôle court, Chuck joue "Little Queenie" et le magistral "Memphis Tennessee" (qui conte avec délicatesse la détresse d'un père divorcé qui tente de téléphoner à sa petite fille, confiée à la mère). Malgré les difficultés que, comme tous les Afro-américains - et peut-être même un peu plus - Chuck a pu rencontrer, il garde intact son amour de la mère patrie et le proclame avec verve dans "Back in the USA" (1959).
Après un gala à El Paso, Texas, Chuck retourne chez lui en compagnie de Janice Norine Escalanti, une apache âgée de quatorze ans qui se livre à la prostitution. Il lui offre de travailler comme vestiaire dans un club de Saint-Louis lui appartenant. Cette généreuse proposition se retourne contre lui. Il est d'abord condamné à cinq ans de prison et deux mille dollars d'amende mais, le juge s'étant montré ouvertement raciste, la décision est cassée.
Enfin libre, Chuck retourne en studio et grave "Nadine" puis entreprend une tournée anglaise avec, en premières parties, les Animals, Swinging Blue Jeans et Nashville Teens. En tant que parolier, il n'a rien perdu de son sens aigu de l'observation de la société américaine contemporaine. Il n'a pas son pareil pour chanter la relation passionnelle qui unit l'homme à sa voiture : "No Particular Place to Go", "Cadillac", "Jaguar and the Thunderbird", etc. Il emploie un peu de patois créole dans "You Never Can Tell" (juin 1964, classé 14e). Il est invité à participer au célèbre T.A.M.I. Show, émission de télévision entrée dans la légende car on y voit également Jan & Dean, James Brown, Lesley Gore, Marvin Gaye & The Blossoms, les Miracles, Stones, Gerry & The Pacemakers, Barbarians, Billy J. Kramer & The Dakotas, Beach Boys, Supremes.
"Memphis Tennessee" génère une suite, "Little Marie" puis Chuck chante à nouveau son patriotisme - malgré quelques traits au deuxième degré - avec "Promised Land". L'impact de sa musique sur les Anglais suscite un titre d'album, From Saint-Louis to Liverpool (1965). Il effectue d'ailleurs une nouvelle tournée Outre-Manche. Long John Baldry et les Moody Blues sont au même programme. Au studio Pye est réalisé Chuck Berry in London. Chuck se produit également à Paris. Peu après la publication de "Dear Dad", Chuck passe au Carnegie Hall pour le New York Folk Festival. En juin 1966, il quitte les disques Chess pour Mercury chez qui il enregistre de nouvelles versions de ses succès.
A l'invitation de Brian Epstein, Chuck joue au Saville de Londres. Accompagné par le Steve Miller Band, il enregistre au Fillmore de San Francisco (mai 1967) une bande en public qui fera partie de St Louis to Frisco to Memphis. Après un passage au Royal Albert Hall, il est l'une des stars du Toronto Rock'n'Roll Revival Concert, organisé par Ronnie Hawkins, auquel participent John Lennon & The Plastic Ono Band, Gene Vincent, Little Richard, Jerry Lee Lewis, Bo Diddley, les Doors et Alice Cooper (septembre 1969). Ayant réintégré l'écurie Chess, il réalise Back Home (de retour à la maison) qui inclut "Tulane" (1970).
The London Sessions permettent à des disciples britanniques, dont les Faces, d'accompagner le maître qui apparaît ensuite à un concert rock'n'roll géant au stade de Wembley aux côtés de Bill Haley, Jerry Lee Lewis, Little Richard, Bo Diddley, Billy Fury, MC5, Wizzard. De manière étonnante, Chuck connaît alors son plus important succès grâce au gentiment grivois "My Ding-A-Ling". Comme John & Yoko Lennon, Berry demande au groupe Elephant's Memory de l'accompagner sur Bio (septembre 1974). Sa fille Ingrid Berry Gibson fait désormais partie de son orchestre de scène.
Le film American Hot Wax, basé sur la vie d'Alan Freed, fait évidemment appel à Chuck. A la demande d'un fan, le président Jimmy Carter, il chante à la Maison Blanche mais, un mois plus tard, il est condamné à passer cinq mois à la Lompoc Prison Farm (Californie) pour fraude fiscale... (1979). Retrouvant l'excellent Johnnie Johnson (piano), il enregistre Rock it, son unique album pour Atlantic. Après "Rock ! Rock ! Rock'n'Roll", il délaisse alors les studios au profit des apparitions en public, se faisant souvent régler en liquide, exigeant des bonus énormes pour effectuer un rappel, etc. ; ce qui lui vaut une réputation exécrable, surtout que, par souci d'économie, il lui arrive fréquemment de faire appel à des accompagnateurs locaux.
lus tard, il est condamné à passer cinq mois à la Lompoc Prison Farm (Californie) pour fraude fiscale... (1979). Retrouvant l'excellent Johnnie Johnson (piano), il enregistre Rock it, son unique album pour Atlantic. Après "Rock ! Rock ! Rock'n'Roll", il délaisse alors les studios au profit des apparitions en public, se faisant souvent régler en liquide, exigeant des bonus énormes pour effectuer un rappel, etc. ; ce qui lui vaut une réputation exécrable, surtout que, par souci d'économie, il lui arrive fréquemment de faire appel à des accompagnateurs locaux.
