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MICHEL DELPECH
- 01.02.10 — Urgence Haïti : les artistes d’Universal Music France se mobilisent
Les artistes d’Universal Music France se mobilisent aux côtés d’Action contre la Faim pour venir en aide à la population d’Haïti
Suite au séisme dévastateur qui vient de frapper Haïti, Universal Music France mobilise ses artistes autour d’une compilation intitulée “URGENCE HAÏTI”. L’ensemble des bénéfices sera reversé à Action Contre la Faim. L’association, déjà présente à Port-au-Prince avant le séisme, s’est mobilisée dans les heures qui ont suivi l’urgence pour mettre en place des programmes de soutien aux victimes.
Aidez Haïti en achetant la compilation en CD ou en MP3, cliquez ici !
Ce sont plus de 20 artistes français et francophones qui ont répondu, en moins de 24h00, à l’appel de solidarité.
« Avec le soutien et la mobilisation forte de nos artistes francophones nous souhaitons aider les Haïtiens à surmonter, à notre échelle, cette terrible catastrophe. Je remercie sincèrement tous nos artistes d’avoir répondu aussi rapidement… », déclare Pascal Nègre, Président d’Universal Music France.
Tracklisting du CD
1- Maurane – “Bidonville”
2- Eddy Mitchell - “Comme un étranger dans la ville”
3- Vanessa Paradis - “La mélodie”
4- Marc Lavoine - “La semaine prochaine”
5- Lara Fabian - “Toutes les femmes en moi”
6- Calogero & Grand Corps Malade - “L'ombre et lumière”
7- Florent Pagny - “Que nadie sepa mi suffrir”
8- Nolwen Leroy - “Faut-il faut-il pas”
9- De Palmas - “Dans une larme”
10- M - “Le roi des ombres”
11- Olivia Ruiz - “Belle à en crever”
12- Stanislas - “Fou d'elle”
13- Renan Luce - “On n'est pas à une bêtise près”
14- Cœur de Pirate - “Comme des enfants”
15- Tom Frager - “Gimme That Love (version française) ”
16- Pep’s - “Mélodie”
17- Cléopâtre / Sofia Essaïdi - “Bien après l'au-delà”
18- Hugues Aufray & Bernard Lavilliers - “Knock Knock, ouvre-toi porte du ciel”
19- Féfé - “Dans ma rue”
20- Grégory Lemarchal - “Je rêve”
21- Jena Lee - “J'aimerais tellement”
22- Era - “The Chosen Prayer”
La version digitale inclut 3 titres supplémentaires :Michel Delpech - “Johnny à Vegas”
Kool Shen - “Vivre dans l'urgence”
Vitaa - “Une fille comme les autres”
- 15.06.09 — Michel Delpech, nouvel album “Sexa”
Sexa, Sexy, sex-appeal, saxo ou sixties... jeux de mots et d’allitérations. “La soixantaine, pour moi, c’est l’été indien”. La preuve, ce nouvel album, sans doute l’un des plus personnels et émouvants d'un Michel Delpech serein et apaisé, qui parle d’amour et de fraternité, de paix et de pardon.
Après le succès de l’album & vendu à plus de 250 000 exemplaires, une tournée d’une centaine de dates, Michel Delpech s’est entouré de la même équipe pour réaliser ce nouvel opus : Jean Philippe Verdin aux manettes, Delpech à l’écriture des textes, nous pouvons également compter sur différents intervenants comme, entre autres, Dominique A, Ben Ricour, Pierre Grillet pour les compositions. Autobiographique ? Il y a toujours eu dans les chansons de Michel Delpech, une part de lui-même. En l’occurrence, certains titres de ce nouvel album semblent directement parler à la première personne du singulier intime. Mais crooner du tendre, Michel est aussi, on le sait, un fin chroniqueur chantant de la société française. Cuivres, cordes, cors, flûtes ou harpes s’entremêlent donc sur des arrangements de Jean-Philippe Verdun, avec la complicité de musiciens comme Laurent Vernerey (basse), Eric Sauviat (guitare) ou Philippe Entressangle (batterie), sans oublier la participation du pianiste de Coco Rosie, du bassiste de The The ou du guitariste des Wampas.
“Puisque t'es là l'automne, tu me conviens...” Delpech, toutes saisons confondues, n'a pas fini de nous séduire.Michel Delpech, nouvel album Sexa, déjà disponible.
30 ans déjà que, sans calcul, tu as fait ton meilleur investissement.
En “oubliant” de compter petits noirs et diabolos menthe, en laissant brailler le rock and roll teenager échappé du Wurlitzer, en écoutant dans ton Bagdad Café de Courbevoie les délires d'amour ou d'ambition de la bande à Michel, tu ne savais pas que tu marchais vers ta postérité. Tu ne pouvais imaginer que le petit Delpech, à bout de reconnaissance et à court d'originalité créatrice, te prendrait pour modèle et signerait ainsi son premier succès.
Faut dire, “Laurette”, que ton protégé ne présente aucun signe particulier notable. Ses cheveux sages, ses chemises à col boutonné et ses pulls an V “près du corps” se fondent dans la chaleur des fans anonymes applaudissant les idoles du moment.
Comme tous les garçons et les filles de son âge, il écoute chaque après-midi l'émission phare de Europe N°1 “Salut les copains”. “Biche, ma biche”, “J'entends siffler le train”, “L'idole des jeunes”, le twist ponctue son parcours de lycéen. Comme “Tous les garçons etc.”, il chante dans un groupe formé au bahut. Timide mais dopé par ta bienveillance, il auditionne pour les Disques Vogue - promoteurs d'une opération “Contact” destinée à faire connaître de jeunes talents. Bingo. C'est chez toi, Laurette, qu'il fête son premier contrat. Enregistrement de quatre chansons qui à défaut d'ébranler les colonnes du Hit Parade, révèlent un chanteur-auteur aux racines solides et au charme évident.
Tu connais bien les racines personnelles de ton rat des villes et rat des champs. Né à Courbevoie le 26 janvier 1946 – un an jour pour jour avant son futur compagnon de label Michel Sardou –, son père est artisan mais il porte en lui les gènes d'une longue lignée d'agriculteurs. Rêveur aux pieds plantés dans la terre, il mettra beaucoup de couleurs et de parfums de leur Sologne dans “Le chasseur” et “Le Loir-et-Cher”.
Tu sais tout également de ses racines musicales- claires, nettes et affichées : les chansons. Les chansons, comme tu les aimes “Laurette”, avec couplets et refrains, Celles des tubes du jour (copains obligent) et celles de Georges Brassens un peu, de Charles Aznavour et Gilbert Bécaud (surtout). Son disque de chevet, “Mes mains”. Le langage direct et authentique, la tendresse blessée de “Tu t'laisses aller” seront les références de style qu'il aura pour brosser le tableau autobiographique de ses “Divorcés”.
Surprise, en 1970, c'est en tenue Carnaby Street qu'il te balance “Et Paul chantait Yesterday”. The Beatles sont passés par là. Il a craqué. Son voyage musical devient planétaire.
Mais revenons à ton cocon, “Laurette”...
La première expérience de Michel dans le show-business tourne court. Son directeur artistique le veut, comme “Tous les garçons etc.”, chanteur de rock'n'roll. Il ne l'est pas, le dit, refuse la mutation. (C'est la rupture. Viré, mais veinard, il fait une rencontre déterminante, celle de Roland Vincent. Ce jeune compositeur doué et enthousiaste prend lui aussi ses habitudes dans ton bistrot.
Leur amitié-boulot porte vite ses fruits :
1964 - Les Disques Festival engagent Michel.
1965 - Les deux complices signent “Copains clopant”, un spectacle musical monté au théâtre Rochefort et repris à la Potinière. Six mois à l'affiche. Année faste. Dans la foulée, naît une chanson à contre-courant, toute d'émotion et de sensibilité - “C'était bien, c'était chouette...” “Ta chanson Laurette”. Un acte gratuit qui deviendra culte et référence. Michel te donne un autre prétexte à l'attendrissement ; il file le parfait amour avec Chantal Simon, sa partenaire au théâtre. Il l'épousera bientôt.
Avec un culot infernal, le gang Delpech/Vincent s'empare du raton-laveur de Jacques Prévert. “Inventaire 66” envahit les ondes ; succès populaire immédiat. En septembre, Michel est à l'Olympia avec Jacques Brel claironnes-tu) : ébloui par la magie de l'endroit, il lui restera fidèle à l'heure de ses rendez-vous parisiens.
1967. Il rencontre Johnny Stark. À peine, le temps de boucler ses valises et, en première partie de Mireille Mathieu, il tourne en URSS, chante au Waldorf Astoria de NewYork et découvre l'Allemagne.
1968. Tu le vois moins mais tu as de ses nouvelles. Il vient de signer un contrat avec Barclay Né dans les vapeurs lacrymogènes de la révolte estudiantine, ce pacte professionnel et amical durera dix-huit ans. Reconnu par ses pairs, il reçoit le Prix de l'Académie Charles Cros.
1969. Paris et sa banlieue déferlent sur le Théâtre de la Porte-Saint-Martin ; on y joue “Hair”. Sur fond de “Métèque”, “C'est extra” et autres “Get back”, Delpech couche sur le papier et le vinyle son pèlerinage au Festival britannique de l'île de Wight.
Tu boudes un peu ses cheveux longs mais “Wight is Wight” est un tel triomphe... Meilleure vente française, le titre squatte également la place d'honneur dans plusieurs pays européens.
1970. Michel quitte Johnny Stark. Sortie de. l'album “Un coup de pied dans la montagne”. Bilan pour toi : une tournée générale mouillée d'une larme furtive.
En bon Verseau, il est curieux des autres mais il n'a pas l'écoute austère. Réaction amusée à l'érotisme chantant de Polnareff ; il remet l'amour en fleur à la mode. “Pour un flirt” reforme les couples, se vend par millions, devient n°1 dans toute l'Europe et vaut à Michel son premier passage en vedette à l'Olympia.
1972. Une année de rupture, qui t'inquiète “Laurette”. Il se brouille avec Roland Vincent. Conséquence : Michel Pelay puis Pierre Papadiamandis entrent dans sa vie professionnelle. Pelay lui apportera “Fan de toi”, “Le chasseur”, “Loin d'ici”, “Le Loir-et-Cher” ; Papadiamandis fait jaillir “Que Marianne était jolie” de son piano.
1975-76. Michel aborde la trentaine. Il se sépare de sa femme et laisse filtrer dans ses nouvelles chansons l'influence positive de ses maîtres de musique, Elton John et James Taylor entre autres. “Quand j'étais chanteur”, “Même Germaine elle était stoned”, “La fille avec des baskets”…, accompagnent sur son album tout neuf “Tu me fais planer”, déclaration sans ambiguïté au sexe faible dont il est le fan.
La formule réductrice “Ça ne pleure pas un homme” n'a aucune prise sur lui. Il montra souffrance et émotions sans fards, sans fausse honte. Les femmes sont sensibles à cette honnêteté des larmes, à ses faiblesses avouées. Et, ce n'est pas toi qui diras le contraire Laurette, elles savent que Michel les aime. Il les espère belles et fortes à l'image des compagnes des héros des westerns. Lolitas go home...
Il lui faudra plus de dix années et un superbe coup de soleil prénommé Geneviève pour se laisser aller au bonheur. Leur mariage en juillet 1985 annonce un album au titre explicite : Oubliez tout ce que je vous ai dit. Car il en a dit des mots de mélancolie, d'errances, de fêlures, de désarroi... “Les divorcés”, puisés dans son mariage à l'eau - aidé par le vécu du moment de son coauteur Jean-Michel Rivat... “Quand j'étais chanteur”, accouché de ses réflexions sur la précarité du vedettariat et les séquelles du temps gui passe... “Trente manières de quitter une fille”, emprunté à Paul Simon pour exorciser les craintes du coup de cœur en danger permanent... “Je cherche un endroit”, no comment...
Là, tu n'es pas d'accord “Laurette”. Tu as ton mot à dire sur sa recherche d'un point de chute affectif et moral. Tu n'as pas oublié l'inquiétude qui te taraudait au début des années 80. Désorienté, Michel était parti traquer la vérité et le spirituel du côté de l'Afrique et de l'Inde. Trop “Loin d'ici” à ton goût. Evasion positive pourtant. Il en reviendra sûr que le Bouddhisme n'est pas la panacée à ses maux de foi et chargé d'images chocs de “Bombay” et d'ailleurs. Le voyageur a depuis choisi les Landes pour se ressourcer. Tu respires Laurette.
En 1989, c'est un époux comblé qui entre chez Trema. Il y retrouve Jacques Revaux, Régis Talar et son presque jumeau Michel Sardou. La bande de ses débuts Barclay. Le retour de Roland Vincent ne tardera pas. Tes repères à nouveau en place, tu peux sereinement chantonner “C'était bien, c'était chouette chez Laurette”.
