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OCEAN COLOUR SCENE

 
OCEAN COLOUR SCENE
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Sa biographie


En cette époque de changements perpétuels, on ne trouve pas tellement de groupes qui célèbrent le dixième anniversaire de leur existence. C'est pourtant ce que fait OCEAN COLOUR SCENE en cette année 1999. Pour fêter cette grande occasion, le quatuor de Birmingham publie son quatrième album, 'ONE FROM THE MODERN', . Constitué de 11 morceaux, 'ONE FROM THE MODERN' voit OCEAN COLOUR SCENE faire preuve de plus en plus d'assurance. C'est un album qui conjugue maturité et passion, chaque chanson reflétant les forces internes profondes du groupe ainsi qu'un sentiment de réussite.
En effet, rester dix ans ensemble constitue déjà une réussite en soi. Les hauts et les bas de l'histoire du groupe sont bien connus. Leur histoire se déroule en deux temps. La première moitié comprend leurs débuts, leur premier album 'OCEAN COLOUR SCENE' sur le label Fontana, leur manager se retrouvant alors en faillite et hypothéquant sa maison sans aucune autre sécurité que sa foi aveugle dans le groupe, puis la période où Steve et Damon travaillent avec Paul Weller pour financer la survie d'OCEAN COLOUR SCENE pendant les années de vaches maigres. Et puis la seconde moitié, qui voit leur chance tourner, commence avec la sortie de l'album 'MOSELEY SHOALS' qui devait se vendre à plus d'un million d'exemplaires.
Le fait qu'ils soient restés dix ans ensemble est largement dû à leur engagement quand les temps étaient durs, autant qu'à la période plus récente de succès, tout cela additionné à leurs talents individuels évidents et à leur volonté collective tenace de toucher le cœur et l'âme de tout un public amateur de musique. Tout au long de son parcours, OCEAN COLOUR SCENE ne s'est jamais écarté de ce en quoi ses membres croient fermement. Leur succès n'a peut-être pas été instantané, mais leur intransigeance a certainement fini par payer. Il suffit de regarder les faits, et les chiffres.
L'album de 1996, 'MOSELEY SHOALS' (leur deuxième) qui est resté plus de six mois dans le Top 10 du classement des albums en Angleterre, s'est aujourd'hui vendu à plus de 1,2 millions d'exemplaires. 'MARCHIN' ALREADY' (leur troisième album), paru en 1997 et qui délogea le 'Be Here Now' d'Oasis de la première place, se dirige vers un statut de triple platine. 'B-SIDES SEASIDES AND FREE-RIDES', leur compilation de faces B de 1997, parue en édition limitée de 200 000 exemplaires, fut épuisée en un mois. A l'international, le Japon, l'Espagne et la Suède ont eux aussi vu OCEAN COLOUR SCENE réaliser des ventes impressionnantes. Et tout ceci ne concerne que les disques. Les concerts racontent une histoire tout aussi impressionnante.


L'année dernière, en 1998, OCEAN COLOUR SCENE a entrepris une tournée de cinq semaines des stades anglais, à guichets fermés. Ce fut en fait la tournée des stades la plus importante de l'année entreprise par un groupe en Angleterre. Le groupe joua également trois soirs en Ecosse, au Stirling Castle, devant 30 000 personnes, en août l'année dernière. Ce fut un tour de force particulièrement poignant si l'on considère que la majorité des festivals anglais avaient au même moment toutes les peines du monde a atteindre des chiffres de ce genre. Et même pour la modeste tournée de 30 dates de ce printemps pour le fan club, tous les billets furent achetés en quelques jours - affichant complet dans des salles que même Catatonia n'avait pas pu remplir quelques mois auparavant.
Ce nouvel album, 'ONE FROM THE MODERN', ne voit pas OCEAN COLOUR SCENE abandonner ce en quoi il croit, ni ses talents pour l'écriture de chansons de qualités. 'ONE FROM THE MODERN', a pourtant vu pour la première fois OCEAN COLOUR SCENE arriver dans leur studio de Moseley Shoals avec leur producteur Brendan Lynch, pour enregistrer un album entièrement constitué de chansons qu'ils n'avaient jamais joué en concert devant un public. Comme le fait remarquer Simon Fowler, «Cela a donné à l'enregistrement un feeling plus spontané». Toutefois, au milieu des séances, le groupe eut la chance de jouer six ou sept de ces nouveaux titres sur la tournée anglaise pour le fan club, ce qu'ils considèrent comme le moment où ces chansons ont définitivement été lancées.
Simon pense que 'ONE FROM THE MODERN' constitue assurément un album de chansons d'OCEAN COLOUR SCENE plus assuré que les précédents. Personnellement, il se sent maintenant plus sûr en ce qui concerne les textes. Il trouve que les chansons parlent «moins de se saouler, et regardent plus vers le monde extérieur». La majorité des textes a été écrite dans la nouvelle maison de Simon qui lui a, pense-t-il, donné «un sentiment accru de sécurité et d'optimisme». Ceci se reflète dans la chanson préférée de Simon sur l'album, 'So Low'. Steve Cradock citera 'Profit In Peace', le premier single à paraître extrait de l'album, comme sa préférée, «pour les sentiments exprimés dans le texte». On l'a pourtant aussi entendu chanter les louanges de 'Waves', le morceau sur lequel il joue de l'orgue du Royal Albert Hall. Steve avait déjà joué sur l'orgue du Royal Albert Hall pour le titre 'Robin Hood', lorsque OCEAN COLOUR SCENE donna un concert dans cette salle mythique, en février 1997. Il était le premier artiste non classique considéré comme digne d'utiliser cet instrument depuis Frank Zappa en 1969.
D'autres morceaux voient apparaître une pléthore d'invités. Brian Travers, de UB 40, joue du sax sur 'Soul Driver', Steve White joue des tablas sur 'I Am The News', tandis que les frères Griffiths, Tony et Chris, chantent les harmonies vocales sur 'I Am the News' et 'Profit And Peace', cette dernière chanson dont Simon dit qu'il pouvait entendre leurs voix chantant le refrain alors qu'il était en train de l'écrire. Enfin Paul Weller chante les chœurs sur 'No One At All'. Comme le fait remarquer Simon, «il sonne comme un ange - très ironique!».