Pourquoi devenir FAN
En devenant Fan, vous pouvez partager vos avis, organiser des RDV concerts, et uploader vos meilleurs souvenirs de concerts.
-
Vadel
Devenez Fan
-
Féfé
Devenez Fan
-
Jena Lee
Devenez Fan
PIERPOLJAK
- 04.02.10 — Pierpoljak, nouvel album “Légendaire sérénade”
Après plus d’un million de disques vendus, Pierpoljak revient avec un 7e album studio intitulé Légendaire sérénade. Dans son premier single “J'me comprends tout seul”, Pierpoljak nous fait comprendre que sous couvert d’un humour aigre-doux, il attend d’improbables mains tendues.
Dans cet album aux airs de folk antillais et de pop caraïbe avec des accords majeurs et une voix limpide, Pierpoljak nous parle de lui et de nous puisqu’il parle d'un homme, le seul auquel on croit.
Sylvain Taillet et son complice, le Toulousain Georges Baux, ont coréalisé cet album avec les copains des îles, les frères Fanfant – nos Sly et Robbie des Antilles –, les potes de toujours Guillaume Briard et Didier Bolay aux cuivres et aux chœurs…Pierpoljak, nouvel album Légendaire sérénade, disponible à partir du 8 février 2010.
Le nouvel album de Pierpoljak, c’est la grande lessive où notre homme écarte un rideau et nous apparaît nu mais souriant, vrai, léger de tout reprendre à zéro.
C’est un album crique et frêle esquif, boisé coquillages et crustacés mais loin de la Baie des Anges et des ventres ronds, le corps des chansons est ici maigre et vigoureux, les percus incisives, tribales sans invasions barbares, un juste dosage, pirogue indigène. C’est un album maison, une cabane de Robinson sans Vendredi.
Reggae bluesy, folk antillais, pop caraïbe. Un cajon et une guitare cristalline, accords majeurs et voix limpide. Chansons qui pourraient s’interpréter nues, une guitare en bandoulière, c’est dire si la voix fait sa locomotive et les wagons ne portent que le nécessaire à vivre.
Wagons d’intimes, couturiers de l’ombre : Sylvain Taillet et son complice le Toulousain Georges Baux et les copains des îles, les frères Fanfant – nos Sly et Robbie des Antilles –, les potes de toujours Guillaume Briard et Didier Bolay aux cuivres et aux chœurs et j’en passe…
Banjo, cavaquinho, dobro, déroulés d’orgues Hammond, cœurs battants sous cicatrices de plaies refermées. Parfois l’after beat est là pour rappeler que le reggae afflue toujours mais cette fois il l’étire comme un mastic pour l’épurer. Apaisé et chaloupé….
Pierpoljak nous parle de lui, nous parle de nous puisqu’il parle d’un homme, le seul auquel on croit, celui qui chute et retente l’ascension du cœur. Amour perdu et lot de consolation dans le regard du fruit de ses entrailles. Ses mots sont ceux du marin pas si sûr de retrouver un port (“Petite dépression”). L’eau est calme mais point de boussole. Il cherche la réconciliation, destination trois prénoms au moins (“Awa”, “Bébé Damia”, “Jahid”). Son triumvirat d’amour. Il lâche des peurs de solitudes. Il dit « je vous aime » plus « qu’aimez-moi ». Etre père vous fait tourner le regard ailleurs que sur son propre nombril. Il a des mots de peur d’homme fragile alors il recoud des voiles parties en vrille. Toujours sous couvert d’un humour aigre-doux (“J’me comprends tout seul”), il attend d’improbables mains tendues.
Cet album s’ouvre et se referme cool et solaire comme deux soleils éclairant en même temps le bas et le haut d’un globe bleu.
C’est d’abord un lancinant négro spiritual qui élève une église blanche du côté de Port-au-Prince. Un chaloupé haïtien sur le thème d’Aimé Césaire, le chantre de la négritude. Image d’un Pierpoljak assis sur un rocher au-dessus de la turpitude jouant de la flûte. En vérité, c’est Dédé Saint Prix.
Envie d’un tortillage de hanches moelleux et tête qui dodeline. Et ça ne nous quitte plus…
Et on voyage : clin d’œil nyabinghi sur “Petite dépression”, riff de guitare folk et réminiscence malienne sur “Nick la menace”, ol’time ska sur “Jahid”, un je ne sais quoi de Louisiane ou de Cap-Vert mêlés sur “Légendaire sérénade”, qu’importe…
Solaire vous dis-je, insulaire et métisse, d’aucun diront l’avenir du genre de ceux qui marchent encore debout.
Magyd Cherfi
disponible à partir du 8 février 2010
