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S CLUB 7

 
S CLUB 7
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Sa biographie

S'AMUSER AVANT TOUT !
Comme c'est le cas pour la plupart des groupes qui ont franchi la ligne de démarcation de la crédibilité, il est difficile de déterminer exactement quand S Club est passé du stade de groupe adulé quasi exclusivement par des gamins à celui de groupe que les jeunes et les adultes peuvent avouer aimer sans avoir à le marmonner à voix basse.
Le moment où cela a pu se passer se situe très probablement aux alentours de mai 2001, lorsque "Don't stop movin'" est entré dans les charts anglais à la première place. C'était le troisième numéro un de S Club, mais celui-ci semblait spécial, ce qui fut confirmé lorsqu'il fut élu Disque de l'Année et Meilleur Single par le public des Brit Awards 2002.
De tels phénomènes sont rarement du simple domaine des statistiques. Il se passait également quelque chose d'inexprimable. C'était en partie une histoire de respect ; il était enfin prouvé aux dénigreurs de tous poils qu'ils avaient eu tort et tout le monde pouvait voir que ce groupe était parti pour durer. Les 13 millions de gens dans le monde qui avaient acheté les disques de S Club ne pouvaient pas se tromper. Il était également clair pour tous ceux qui voulaient bien le vérifier que les S Clubbers n'étaient pas des pantins, et que chacun d'eux avait une vision claire de qui il était et d'où il allait.
Le groupe a compris pourquoi les gens les prenaient pour des tocards. C'était une notion avec laquelle jouaient les séries TV, en créant des images extrêmes des membres du groupe, se moquant d'eux et du show business, sans jamais oublier le principe de base de S Club, qui est de s'amuser avant tout.
Ils ne veulent pas se prendre trop au sérieux, ils veulent seulement qu'on les respecte en tant qu'artistes et que professionnels. Il n'y a pas de place pour les attitudes de diva dans le monde de S Club. Ils sont une force créatrice qui ne connaît pas de limites.
S'il y a un paramètre important au sujet de S Club, c'est leur capacité à survoler différents médias. Ils peuvent faire le cycle CD-video-promo-tournée. Mais avec leur propre série télévisée, un film à venir, un documentaire sur les espèces vivantes en danger de disparition et des contrats dans la publicité, ils prouvent qu'ils sont prêts à étendre les limites du territoire qu'un groupe peut parcourir.
Le groupe a grandi et son public a mûri avec lui. Hannah Spearitt avait 16 ans quand elle a rejoint le groupe, elle en a maintenant 21, de même que Bradley McIntosh. John Lee avait 15 ans, il en a maintenant 20.
"Quand je revois "Miami 7" (leur première série télé), j'ai l'impression d'avoir huit ans", dit John. "J'étais si petit, si jeune. Mais je ne me sens pas différent à l'intérieur. Peut-être suis-je un peu plus au courant de la façon dont tout cela fonctionne."
Hannah pense qu'elle a changé. "J'étais assez différente à l'époque, plus innocente et plus naïve. Je suis toujours naïve", plaisante-t-elle. "J'analyse plus les choses, alors qu'à l'époque j'avais l'habitude de me lancer dans des situations sans trop réfléchir."

LE DERNIER CONCERT DE S CLUB 7
Le concert pour la fête d'été donnée au Palais pour célébrer le Jubilée d'Or de Sa Majesté la Reine fut un couronnement pour le groupe lui-même. Avec, dans la foulée, l'apparition du groupe à la finale des Jeux du Commonwealth à Manchester, ce fut la preuve que S Club occupait maintenant une place dans le c¿ur de la nation. Le show du Jubilée était le dernier concert de S Club 7 avant qu'ils ne deviennent simplement S Club. Paul Cattermole y donna son concert d'adieu avec le groupe avant de commencer une nouvelle vie en tant que musicien de rock. Ce fut un moment triste mais euphorique, où les membres du groupe eux-mêmes eurent du mal à réaliser qu'ils se trouvaient en si haute compagnie, entourés de musiciens de légende et de membres de la famille royale, dans les jardins de Sa Majesté.
Non, le Prince William n'a dragué ni Rachel Stevens ni Hannah, bien que Hannah avoue qu'elle lui aurait donné son numéro de téléphone s'il le lui avait demandé. Le Prince William semblait plus intéressé par le fait de parler musique, révélant à Paul qu'il écoutait Eminem dans sa voiture.
Le départ de Paul est également traité dans la nouvelle série télévisée en 13 épisodes, la quatrième, où l'on voit le groupe lui dire au revoir. Les shows télé de S Club ont été l'un des succès les plus phénoménaux de la télévision britannique et ont été vendus dans plus de 100 pays étrangers.
Il y a une sophistication nouvelle dans la prochaine série. C'est la première à ne pas avoir été tournée en Amérique, tout ayant été filmé à Barcelone. Le scénario est plus fort, le jeu des acteurs est meilleur et les personnages sont plus développés, mais toujours reconnaissables comme étant S Club. John les résume parfaitement. "Jo est soupe au lait, Rachel est une princesse, Bradley court toujours après les filles, et c'est un flemmard. Hannah est écervelée, elle est mon équivalent féminin. Et Tina a des opinions très arrêtées."
Fin 2002, ils étaient en train de travailler au premier film de S Club, dont la sortie est prévue par Columbia Tristar pour l'automne 2003. Les fans auront droit à deux S Clubs pour le prix d'un seul, puisque le groupe s'y retrouvera cloné par un savant fou. Les clones prennent la place du vrai groupe, dont les membres sont retenus prisonniers et doivent se battre pour reconquérir leurs identités.
Le groupe a également été très pris par le travail sur son quatrième album. Comme d'habitude, John et Bradley ont eu un rôle primordial dans l'écriture des chansons et un intérêt dans la production. Cette fois-ci, ils ont été épaulés par Tina Barrett. Une de ses priorités est de développer sa capacité à écrire des chansons, ce pour quoi elle ne se sent en confiance que depuis peu.
"J'adore être sur scène, mais je suis également très créative et c'est un aspect que je n'ai pas utilisé jusqu'à maintenant, alors je me sens définitivement plus épanouie", dit Tina.
Le type de chansons classiques de S Club comme "Reach" et "Bring it all back" a laissé place à un style plus dance, et il y aura également des ballades plus fortes. La reine des ballades, Jo O'Meara, dit de cet album qu'il est plus chargé d'émotion. "Les ballades sont beaucoup plus mûres. Il y en a une en particulier, "Straight From The Heart", qui est, je pense, particulièrement bonne."

DE S CLUB 7 À S CLUB TOUT COURT
Dans le monde de la pop, la fin d'un groupe est généralement marquée par une coalition de certains de ses membres les uns contre les autres, jusqu'à l'inévitable séparation inspirée par de soi-disant différences artistiques. Le groupe a toujours déclaré que si l'un d'eux partait, ce serait la fin. Mais lorsque Paul a annoncé son départ, à la grande consternation de ses collègues, ils ont compris qu'ils étaient une unité suffisamment cohérente et qu'ils avaient encore trop d'ambitions à réaliser pour s'arrêter là.
Personne ne les forçait à rester ensemble et c'est parce qu'on leur donnait la liberté d'être ce qu'ils étaient qu'ils ont toujours du respect les uns pour les autres et qu'ils apprécient encore le fait d'être un groupe. "Je pense qu'aucun d'entre nous n'aurait pu survivre si on nous avait dit ce qu'il fallait que nous portions et ce qu'il fallait que nous soyons", dit Rachel. "Nous menons chacun notre propre existence et nous sommes six individualités distinctes."
Personne ne prétend qu'il n'y a pas eu de moments difficiles : le fait d'être isolés en Amérique pour tourner pendant trois mois, les emplois du temps surchargés et épuisants et la pression d'être reconnus constamment 24 heures sur 24. Les membres du groupe ont connu des querelles, mais tous comprennent maintenant instinctivement quand l'un d'eux a besoin qu'on le prenne dans ses bras ou simplement qu'on le laisse seul. "Nous sommes toujours de bons copains, très proches les uns des autres", dit Bradley. Dans l'adversité, leur force en tant qu'équipe, leur respect les uns pour les autres et leur camaraderie sont devenus plus solides que jamais.
Le groupe a toujours quelques Graal sacrés à conquérir. Ils sont devenus les premiers artistes anglais depuis les Spice Girls à placer des hits simultanément dans les Top 10 anglais et américains avec des singles différents, respectivement "Don't stop movin'" et "Never Had A Dream Come True".
N'ayant pu consolider leur base naissante de fans américains, en raison de leurs engagements divers dans le monde entier, ils sont retournés là-bas pour promouvoir "Don't Stop Movin'", qui a reçu un accueil enthousiaste de la part de l'industrie musicale.
En 2002, ils ont également accru leur réputation de groupe de scène avec "Carnival", leur tournée anglaise de 25 dates dans des stades. L'envergure visuelle de leurs shows et la confiance grandissante du groupe dans ses capacités scéniques ont été une amélioration remarquée par rapport à leurs précédentes sorties. Les parents que l'on pouvait voir s'ennuyer et bailler au début des shows se sont retrouvés à danser dans les allées à la fin de la soirée, bien après que leurs progénitures épuisées aient regagné leurs sièges. La troisième tournée du groupe, "S Club United", a eu lieu en avril 2003.
La sortie du quatrième album a vu S Club resserrer encore son emprise sur l'imagination du public dans le monde entier. S Club est établi sur la plupart des marchés majeurs dans le monde. Ils ont été numéro un en Australie, en Nouvelle-Zélande et en Irlande, Disque d'Or au Chili, au Mexique et aux Etats-Unis et Disque de Platine au Canada.
Le Royaume-Uni est toujours leur marché le plus important. Ils ont vendu 2,1 millions de disques en Grande-Bretagne et l'album Sunshine a été certifié quatre fois disque de platine en huit semaines.
Comme le dit Bradley, "J'adore le fait que nous soyons un groupe à succès. Nous aurions très bien pu débarquer dans l'industrie musicale et devenir une mauvaise blague, connus à tout jamais comme le groupe qui n'a duré que cinq minutes. Mais en fait, nous nous en sommes plutôt bien tirés. Nous y avons travaillé dur. Je suis fier de moi et fier de tous les membres du groupe."