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THE B-52'S

 
THE B-52'S
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Sa biographie



Stridences rigoristes, traits d'orgue tirés au cordeau, guitares énervées sur deux cordes et rythmique automatique mais humaine, les B-52's d'Athens (la ville de REM) étaient à la new wave ce que John Waters est au cinéma : des trouble-fête cultivés, obstinés et talentueux. C'est à peu de choses près ce qu'a pensé Chris Blackwell de Island Records en 1978, lorsque ses antennes ont capté le bizzaroïde "Rock Lobster", un premier simple pressé à compte d'auteur (2000 exemplaires top collectable aujourd'hui). Son sang de boss de Island Records ne fait alors qu'un tour : il invite Cindy Wilson (voix criée), son frère Ricky (guitare), Fred Schneider (voix vociférée), Kate Pierson (voix perçante, orgue et basse) et Keith Strickland (batterie) à se ruer en studio, afin de faire exploser sur la bande magnétique bien large, le détonnant mélange de rockabilly vintage, funk piquant et punk cérébral qui caractérise ce premier album de folie. Fans de l'imagerie kitsch des années 50...la coiffure haute et crêpée des filles, dite B-52, s'inspire de celles des femmes à cette époque...de science-fiction cheap qu'ils passent au vitriol dans "Planet Claire" et "There's A Moon In The Sky (Called The Moon)" et de guitares Mosrite (utilisées et endorsées par les Ventures) qui résonnent ici entre Meteors et Spotnicks (d'autres authentiques fondus des étoiles), les B-52's se retrouvent en tenue de combat aux Compass Point Studios, là où le jour ne se couche que le temps que les glaçons se solidifient. Sous le soleil des Bahamas exactement et avec Blackwell à la console, Schneider, Pierson et les autres balancent les dents serrées le meilleur d'eux-mêmes pour un résultat revigorant qui n'a pas pris l'ombre d'une ride en vingt ans. 52 Girls postillone toujours ses prénoms dans l'urgence. "Dance This Mess Around" continue de faire jerker les deux pieds dans le même soulier avec un manche à balai enfoncé là où il faut, "Lava" coule encore entre les doigts comme de la glace à la pistache fluo et "Hero Worship" évoque sans équivoque "(I Can't Get No) Satisfaction" revisitée par Devo. Pour faire bonne mesure et boucler la boucle du siège éjectable, les B-52's infligent à "Downtown", merveille signée Tony Hatch et popularisée par Petula Clark, un traitement à la 96 Tears que n'auraient sûrement pas renié Question Mark And The Mysterians, ni John Lennon qui adorait le groupe.ORDER="0" NAME="ecoutxt" ALIGN="ABSMIDDLE">" continue de faire jerker les deux pieds dans le même soulier avec un manche à balai enfoncé là où il faut, "Lava" coule encore entre les doigts comme de la glace à la pistache fluo et "Hero Worship" évoque sans équivoque "(I Can't Get No) Satisfaction" revisitée par Devo. Pour faire bonne mesure et boucler la boucle du siège éjectable, les B-52's infligent à "Downtown", merveille signée Tony Hatch et popularisée par Petula Clark, un traitement à la 96 Tears que n'auraient sûrement pas renié Question Mark And The Mysterians, ni John Lennon qui adorait le groupe.919370')" class="linkTrack" >Hero Worship" évoque sans équivoque "(I Can't Get No) Satisfaction" revisitée par Devo. Pour faire bonne mesure et boucler la boucle du siège éjectable, les B-52's infligent à "Downtown", merveille signée Tony Hatch et popularisée par Petula Clark, un traitement à la 96 Tears que n'auraient sûrement pas renié Question Mark And The Mysterians, ni John Lennon qui adorait le groupe.